Par PayBrain
Le président salvadorien réfute les rumeurs de vente des réserves nationales en bitcoins suite à l'accord avec le Fonds monétaire international. Seules les actions du portefeuille Chivo auraient été transférées.
Le Salvador maintient ses réserves en bitcoins malgré l'accord FMI
Le président du Salvador a formellement démenti tout transfert des 7 765 bitcoins détenus par l'État depuis la signature d'un accord avec le Fonds monétaire international. « La seule chose qui a été transférée sont les actions du portefeuille Chivo », a-t-il précisé, selon BFM. Cette clarification intervient alors que le bitcoin évolue à 68 261 € ce lundi 7 septembre 2026, en léger repli de 0,8 % sur 24 heures mais en progression de 1,1 % sur la semaine.
L'annonce met fin aux spéculations qui circulaient depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux et dans la presse internationale, suggérant que le pays aurait liquidé une partie de ses réserves stratégiques pour respecter les conditions de l'accord avec l'institution de Bretton Woods.
Chivo : un portefeuille distinct des réserves nationales
Le portefeuille Chivo, lancé en 2021 lors de l'adoption du bitcoin comme monnaie légale au Salvador, constitue une infrastructure distincte des réserves nationales. Il s'agit d'une application mobile gouvernementale permettant aux citoyens salvadoriens d'effectuer des transactions en bitcoins. Le transfert évoqué par le président concerne donc la structure actionnariale de cette entité, et non les avoirs en cryptomonnaies de l'État.
Cette distinction est cruciale pour comprendre la stratégie salvadorienne. Depuis septembre 2021, le pays a progressivement accumulé des bitcoins, profitant des phases de correction du marché pour renforcer ses positions. Les 7 765 BTC représentent aujourd'hui une valorisation d'environ 530 millions d'euros au cours actuel.
Un accord FMI sous surveillance internationale
L'accord conclu avec le Fonds monétaire international prévoit un ensemble de réformes économiques et budgétaires, mais les termes précis concernant la politique crypto du Salvador n'ont pas été rendus publics dans leur intégralité. Le FMI avait exprimé à plusieurs reprises ses réserves sur l'adoption du bitcoin comme monnaie légale, invoquant des risques de volatilité et de stabilité financière.
La clarification présidentielle suggère que le Salvador a obtenu une marge de manœuvre pour conserver ses réserves en bitcoins, tout en procédant à des ajustements structurels sur les entités publiques liées à l'écosystème crypto. Cette position témoigne d'un équilibre délicat entre les exigences des institutions financières internationales et la volonté de maintenir une stratégie crypto souveraine.
L'effet d'entraînement sur les États observateurs
La capacité du Salvador à préserver ses réserves en bitcoins malgré un accord FMI pourrait encourager d'autres États à explorer des stratégies similaires. Plusieurs pays émergents observent attentivement l'expérience salvadorienne, notamment en Amérique latine et en Afrique, où les taux d'inflation élevés et la dépréciation des monnaies locales rendent les actifs numériques attractifs comme réserve de valeur alternative.
L'indice Fear & Greed, qui mesure le sentiment du marché crypto, affiche actuellement 71 sur 100, signalant un climat de « cupidité » modérée. Cette configuration reflète une confiance des investisseurs, renforcée par la stabilité relative des cours et l'absence de chocs réglementaires majeurs. La dominance du bitcoin à 59,1 % confirme son statut d'actif de référence dans l'écosystème.
Ce que les commerçants français peuvent en retenir
La résilience de la stratégie salvadorienne illustre la maturation progressive des politiques publiques autour des cryptomonnaies. Pour les entreprises françaises, cette évolution institutionnelle se traduit par une normalisation croissante des moyens de paiement en actifs numériques. PayBrain (paybrain.fr), basée à Cannes, leur fournit un terminal de paiement crypto conforme au cadre français, avec conversion en euros et règlement sur IBAN professionnel en 48 à 72 heures.
La distinction opérée par le Salvador entre réserves stratégiques et infrastructure de paiement grand public rappelle l'importance d'une architecture claire pour les acteurs économiques souhaitant intégrer les cryptomonnaies. Les commerçants français peuvent ainsi accepter Bitcoin, Ethereum ou USDC sans détenir directement ces actifs, grâce à des solutions de conversion automatique en euros.
La situation comparable en France
En France, le cadre réglementaire applicable aux prestataires de services sur actifs numériques évolue progressivement vers les standards européens. Le règlement MiCA, entré en application pour les prestataires de services sur crypto-actifs le 30 décembre 2024, harmonise les exigences à l'échelle de l'Union européenne. Les acteurs déjà enregistrés PSAN bénéficient d'une période transitoire pour obtenir leur agrément CASP MiCA.
Cette convergence réglementaire facilite l'émergence d'une offre professionnelle pour les commerçants et entreprises françaises. Contrairement au Salvador où le bitcoin est monnaie légale, la France maintient l'euro comme unique monnaie ayant cours légal, mais autorise les paiements en cryptomonnaies dans un cadre encadré, avec obligation de conversion et de déclaration fiscale.
Signal pour l'écosystème crypto
La capacité du Salvador à maintenir ses réserves en bitcoins tout en normalisant ses relations avec les institutions financières internationales constitue un signal positif pour l'écosystème. Elle démontre qu'une stratégie crypto souveraine peut coexister avec les exigences de la finance traditionnelle, à condition d'une architecture claire et d'une communication transparente.
Pour les acteurs économiques français, cette évolution confirme la pertinence d'une approche pragmatique : accepter les paiements crypto comme moyen de diversification commerciale, tout en s'appuyant sur des solutions de conversion automatique pour éliminer le risque de volatilité. Le marché actuel, avec un bitcoin stable autour de 68 000 € et un sentiment d'investisseurs positif, offre un contexte favorable à cette intégration progressive.
Cet article est à but informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Les cryptomonnaies sont des actifs volatils ; consultez un professionnel avant toute décision financière.

