Par PayBrain
Une étude révèle que les États-Unis concentrent 42 % de tous les bitcoins en circulation, remettant en cause la promesse de décentralisation du fondateur Satoshi Nakamoto.
Une nouvelle étude relayée par BFM révèle que les États-Unis détiennent à eux seuls 42 % de tous les bitcoins en circulation, un chiffre qui interroge la promesse fondatrice de décentralisation portée par Satoshi Nakamoto. Cette concentration géographique massive contraste avec l'idéal d'un réseau monétaire distribué à l'échelle mondiale.
Les chiffres qui parlent
Selon les données de marché du 29 juillet 2026, le bitcoin s'échange à 56 733 €, en hausse de 2,0 % sur 24 heures mais en repli de 2,0 % sur sept jours. La dominance du BTC atteint 56,7 %, tandis que l'indice Fear & Greed affiche 29 sur 100, signe d'une prudence marquée des investisseurs.
Cette concentration américaine de 42 % de l'offre totale de bitcoins soulève des questions structurelles sur la répartition géographique des actifs numériques. Si le protocole Bitcoin reste techniquement décentralisé — aucune entité ne contrôle le réseau — la répartition de la propriété des jetons révèle une centralisation de fait aux mains d'acteurs majoritairement américains.
Parallèlement, Morgan Stanley élargit son offre crypto avec deux ETP sur l'Ether et Solana, rapporte TradingView, confirmant l'appétit institutionnel pour les actifs numériques au-delà du seul bitcoin. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a par ailleurs mis à jour sa doctrine concernant les conseillers en investissements financiers (CIF) sur crypto-actifs, précisant le cadre applicable aux professionnels français.
Qui est concerné en France ?
Les entreprises françaises qui acceptent le bitcoin comme moyen de paiement ne sont pas directement affectées par cette concentration géographique, mais elles évoluent dans un écosystème où la répartition de la propriété influence potentiellement la volatilité et la liquidité. Le cadre français encadre cette activité via le statut PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques), défini par les articles L54-10-1 et suivants du Code monétaire et financier.
Les acteurs enregistrés PSAN au 30 décembre 2024 bénéficient d'une période transitoire pour obtenir leur agrément CASP sous le règlement européen MiCA, entré en application progressivement depuis juin 2024 pour les stablecoins et décembre 2024 pour les prestataires de services.
Comment les commerçants peuvent en profiter
Malgré cette concentration géographique, le bitcoin reste un moyen de paiement fonctionnel pour les entreprises qui souhaitent diversifier leurs options de règlement. La maturation de l'écosystème se traduit par des infrastructures plus robustes et un cadre réglementaire clarifié. PayBrain (paybrain.fr), basée à Cannes, leur fournit une application d'encaissement crypto dont la conversion en euros et le règlement sur IBAN professionnel en 48 à 72 heures sont exécutés par des prestataires agréés.
Les commerçants peuvent ainsi accepter Bitcoin, Ethereum ou USDC sans s'exposer directement à la volatilité, la conversion en euros étant automatique. Cette approche permet de capter une clientèle détentrice de cryptomonnaies tout en conservant une comptabilité en monnaie fiduciaire.
Les points de vigilance
La concentration américaine de 42 % de l'offre soulève plusieurs enjeux. D'une part, elle expose le marché à des décisions réglementaires ou fiscales prises par les autorités américaines, susceptibles d'impacter la liquidité mondiale. D'autre part, elle interroge la résilience du réseau face à d'éventuelles pressions géopolitiques.
Les flux sur les ETF illustrent cette dynamique : selon Yahoo Finance France, les ETF Bitcoin subissent des sorties tandis que les fonds Ethereum enregistrent un troisième afflux hebdomadaire consécutif. Cette rotation sectorielle traduit une diversification progressive des portefeuilles institutionnels, moins dépendants du seul bitcoin.
Pour les entreprises françaises, la vigilance porte également sur le respect des obligations de lutte contre le blanchiment. Les entités assujetties doivent déclarer à TRACFIN les opérations suspectes, conformément à l'article L561-15 du Code monétaire et financier.
Perspectives pour l'écosystème européen
La concentration américaine pourrait paradoxalement favoriser l'émergence d'un écosystème crypto européen plus autonome. Le cadre MiCA, désormais en vigueur, offre une base juridique harmonisée pour les prestataires de services sur crypto-actifs, renforçant la compétitivité des acteurs européens face aux plateformes américaines.
Les commerçants français qui intègrent le paiement crypto bénéficient ainsi d'un environnement réglementaire stabilisé, propice au développement de solutions conformes et pérennes. La question de la décentralisation géographique reste ouverte, mais l'infrastructure technique du réseau Bitcoin demeure, elle, distribuée à l'échelle mondiale.
Cet article est à but informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Les cryptomonnaies sont des actifs volatils ; consultez un professionnel avant toute décision financière.
Questions fréquentes
Pourquoi la concentration de bitcoins aux États-Unis pose-t-elle problème ?
La détention de 42 % de l'offre totale de bitcoins par les États-Unis crée une centralisation géographique qui contredit la promesse de décentralisation du protocole. Cette concentration expose le marché mondial aux décisions réglementaires américaines et réduit la résilience du réseau face aux pressions géopolitiques, même si le protocole technique reste distribué.
Comment un commerçant français peut-il accepter le bitcoin en toute conformité ?
Un commerçant français doit s'appuyer sur un prestataire enregistré PSAN ou agréé CASP sous le règlement MiCA. PayBrain, basée à Cannes, propose par exemple un terminal de paiement crypto conforme, avec conversion automatique en euros et règlement sur IBAN professionnel sous 48 à 72 heures, permettant d'accepter Bitcoin sans exposition à la volatilité.
Quelles sont les obligations anti-blanchiment pour les paiements en crypto ?
Les prestataires de services sur crypto-actifs sont des entités assujetties à la lutte contre le blanchiment. Ils doivent déclarer à TRACFIN les opérations suspectes, conformément à l'article L561-15 du Code monétaire et financier. Les commerçants qui passent par un PSAN conforme bénéficient de ces contrôles intégrés dans la solution de paiement.

